La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a rappelé, dans la nuit de jeudi à vendredi, les montants engagés par l’Europe en soutien à l’Ukraine pour sa résistance à la Russie, en réponse aux critiques formulées à Davos par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Ce dernier a vertement critiqué ses alliés européens dans la journée, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.
“On sait qu’on n’égalera jamais le sacrifice du peuple ukrainien, mais ce que nous pouvons faire est de rester à ses côtés”, a répondu Mme Von der Leyen, interrogée à ce sujet au terme du sommet extraordinaire de Bruxelles.
“Nous soutenons le combat héroïque du peuple ukrainien depuis quatre ans maintenant. Je pense que, de notre côté, les actes sont plus parlants que les mots: nous sommes le plus important soutien de l’Ukraine, avec plus de 193 milliards d’euros. Et le Conseil européen a décidé d’y ajouter 90 milliards pour les deux prochaines années”, a souligné l’Allemande.
“Les chiffres parlent d’eux-mêmes”
“Les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais aussi l’engagement personnel de chacun d’entre nous”, a-t-elle ajouté. Pour le président du Conseil européen Antonio Costa, “nous ne nous concentrons que sur les sujets essentiels, c’est-à-dire le soutien aux Ukrainiens pour atteindre une paix juste et durable. C’est ce que nous faisons depuis le premier jour, et nous continuerons à le faire.”
Selon Ursula von der Leyen, l’UE et les États-Unis sont proches d’un accord sur un “cadre de prospérité” commun pour l’Ukraine, qui pourrait être mis en œuvre une fois qu’un accord de paix aura été conclu avec la Russie. Ce document, qui vise à reconstruire l’Ukraine d’ici 2040, “constitue la vision collective des Ukrainiens, des Américains et de l’Europe pour un avenir d’après-guerre”.
Le plan, articulé autour de cinq piliers, vise à renforcer la productivité de l’Ukraine par des réformes, à accélérer l’intégration de l’Ukraine dans le marché intérieur européen, à augmenter les investissements par le biais des instruments existants, à améliorer la coordination des donateurs et à soutenir les réformes visant à renforcer l’État de droit, à réduire la corruption et à moderniser les institutions publiques.
Source: https://www.7sur7.be/

