Le président américain a averti que Téhéran serait « frappé beaucoup plus durement » si aucune avancée rapide n’était obtenue dans les discussions.
Donald Trump tente de remettre la pression sur Téhéran. Alors que les discussions entre les États-unis et l’Iran restent dans l’impasse, le président américain a multiplié dimanche 17 mai les menaces contre la République islamique, laissant planer la possibilité d’une nouvelle escalade militaire.
« Pour l’Iran, le temps presse », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. « Ils feraient mieux d’agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d’eux. »
Depuis plusieurs semaines, Washington tente d’arracher un accord destiné à mettre fin au conflit lancé le 28 février et à encadrer le programme nucléaire iranien. Mais malgré une trêve conclue début avril, les négociations continuent de piétiner.
Selon plusieurs médias iraniens, les dernières discussions n’ont permis aucune avancée majeure. L’agence Mehr affirme que les États-Unis n’ont accordé « aucune concession concrète » dans leur réponse aux propositions iraniennes.
Washington réclamerait notamment de larges restrictions sur le nucléaire iranien. D’après l’agence Fars, les Américains exigent que l’Iran ne conserve qu’un seul site nucléaire actif et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux États-Unis. Et en échange, Téhéran espérait notamment un déblocage partiel de ses avoirs gelés à l’étranger et des réparations liées aux dégâts causés par la guerre. Des demandes rejetées, selon les médias proches du pouvoir iranien.
Nouvelle réunion ce mardi
C’est justement dans ce contexte que Donald Trump semble vouloir accentuer la pression avant toute reprise des discussions. Interrogé par Axios, le président américain a assuré que l’Iran serait « frappé beaucoup plus durement » si aucune meilleure proposition n’était transmise rapidement.
Selon le média américain, Donald Trump doit réunir mardi 19 mai ses principaux responsables de la sécurité nationale afin d’évoquer plusieurs options militaires. Le président américain se serait également entretenu ce dimanche avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Malgré ce nouveau durcissement du ton, la diplomatie n’est pas totalement rompue. Le Pakistan et le Qatar poursuivent leurs efforts de médiation entre Washington et Téhéran.
Source: https://www.huffingtonpost.fr/

