À la suite du sommet de l’Union du fleuve Mano (MRU) tenu à Conakry, la Guinée annonce un allègement progressif de ses forces déployées aux frontières. Les présidents du Liberia, de la Guinée et de la Sierra Leone ont convenu de privilégier une approche diplomatique pour résoudre les tensions frontalières et renforcer la coopération régionale.
L’armée guinéenne a annoncé un allègement progressif de son dispositif de défense aux frontières à la suite des engagements pris lors du sommet de l’Union du fleuve Mano (MRU) à Conakry.
L’État-major général des Armées guinéennes a indiqué que la réduction progressive du dispositif militaire déployé le long des frontières du pays débuterait à partir du 17 mars 2026, en réponse aux conclusions de la rencontre des chefs d’État de l’Union du fleuve Mano (MRU) tenue à Conakry.
Selon la présidence libérienne, les présidents Joseph Nyuma Boakai du Libéria, Mamadi Doumbouya de la Guinée et Julius Maada Bio de la Sierra Léone ont convenu de privilégier une approche diplomatique pour résoudre les tensions frontalières. Les dirigeants se sont accordés sur le maintien du statu quo ante sur les positions frontalières actuelles, le temps de parvenir à une solution « amiable, acceptable et durable ».
Le communiqué de la présidence libérienne souligne que les discussions ont été « cordiales et franches », motivées par des incidents récents ravivant les tensions dans certaines zones frontalières. Les chefs d’État ont insisté sur la préservation des liens économiques, commerciaux et culturels entre les communautés vivant le long des frontières communes, tout en réaffirmant leur attachement aux principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de coexistence pacifique.
Ils se sont engagés à résoudre l’ensemble des différends par des moyens diplomatiques, conformément à l’article 33 de la Charte des Nations Unies, et à renforcer leur coopération sécuritaire face aux menaces régionales, notamment le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et la traite des êtres humains. Les dirigeants ont également décidé d’intensifier les patrouilles frontalières conjointes, de renforcer le partage de renseignements et d’améliorer les mécanismes de communication entre leurs forces de défense et de sécurité.
L’armée guinéenne a salué le calme observé par les citoyens durant la période de tensions et félicité les forces de défense et de sécurité pour leur « proactivité » et leur « maîtrise de soi ». Elle a réaffirmé son engagement à défendre l’intégrité territoriale tout en appelant la population à rester vigilante et à soutenir les initiatives de paix engagées entre les pays membres de l’Union du fleuve Mano.
Les trois présidents ont par ailleurs annoncé l’ouverture rapide d’un dialogue technique pour prévenir les incidents frontaliers et accélérer les travaux de clarification et de démarcation des frontières, avec l’appui de partenaires régionaux et internationaux. Ils ont convenu de promouvoir conjointement les activités économiques dans les zones frontalières pour stimuler la prospérité locale et renforcer l’intégration régionale.
Enfin, un sommet de l’Union du fleuve Mano sera tenu dans un délai d’un mois afin de revitaliser l’organisation et de consolider le dialogue sur les questions de paix, de sécurité et de développement. Selon la présidence libérienne, ces conclusions devraient contribuer à apaiser les tensions, restaurer la confiance entre les populations concernées et relancer les échanges économiques transfrontaliers.
AC/Sf/APA
Source: https://fr.apanews.net/

