La cinquième édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) se tient du 15 au 21 septembre 2026 au Mali, avec un accent mis sur l’éducation et la culture comme leviers de cohésion sociale et de prévention des divisions communautaires, dans une démarche également ouverte aux autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le Mali a lancé, mardi 15 septembre, la cinquième édition de la Semaine nationale de la réconciliation, rendez-vous annuel consacré au dialogue, à la cohésion sociale et à la prévention des divisions communautaires.
Présidant la cérémonie d’ouverture à Bamako, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a défendu une conception de la paix qui dépasse la seule réponse militaire. Sa construction doit également se poursuivre dans les écoles, les familles, les communautés et les esprits, a-t-il déclaré.
Prévue jusqu’au 21 septembre, cette édition est placée sous le thème : « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région ».
Le programme prévoit notamment des dialogues citoyens, des initiatives éducatives, des manifestations culturelles et sportives, ainsi que des actions de solidarité et des projets communautaires.
Parents, enseignants, autorités religieuses et coutumières, artistes, médias et utilisateurs des réseaux sociaux sont appelés à contribuer à la prévention des discours de division et au rapprochement entre les communautés.
Organisée chaque année depuis 2022, la SENARE élargit progressivement son cadre à l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’édition précédente avait déjà accordé une place importante au patrimoine culturel commun aux trois pays, tandis que celle de 2026 met davantage l’accent sur l’éducation et la formation citoyenne comme leviers de consolidation de la paix.
Cette rencontre intervient un peu plus d’un an après l’adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation. Remis au président Assimi Goïta en juillet 2025, le texte avait ensuite été approuvé à l’unanimité par les 124 membres présents du Conseil national de transition.
La Charte constitue désormais le cadre de référence défendu par les autorités maliennes après la fin, en janvier 2024, de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.
Bamako a depuis installé un Observatoire chargé de suivre l’application de la Charte et engagé une réorganisation de ses structures de consolidation de la paix. La SENARE constitue ainsi l’un des cadres publics et communautaires mobilisés autour de ces objectifs.
MD/te/APA

