« Tout ce qui se passe au Mali affecte le Sénégal »

Cette audience intervient dans un contexte où Diomaye Faye avait déjà affiché publiquement sa vision sur la crise régionale. Dans un entretien accordé à la presse locale, le chef de l’État avait plaidé pour une réponse africaine concertée face à la montée du terrorisme dans la sous-région. « Tout ce qui se passe au Mali affecte le Sénégal et vice versa. Nous sommes liés par l’histoire. Ce sont nos frères », avait-il déclaré, insistant sur la nécessité de faire de la lutte contre le terrorisme « un sujet africain ».

Le chef de l’État senegalais a évoqué une coopération active avec Bamako, reposant sur des échanges de renseignements et des patrouilles conjointes, concrétisée dès le 20 février 2025 par le lancement de patrouilles mixtes à Diboli, dans la région frontalière de Kayes, face à la recrudescence des activités du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Il a également mis en avant des mesures de solidarité économique au port de Dakar pour faciliter le transit des marchandises maliennes.

Au sein de la Cédéao, Diomaye Faye a appelé à renforcer les mécanismes collectifs, notamment l’activation d’une force régionale en attente, tout en reconnaissant des « incompréhensions » liées au retrait de l’AES. Soulignant qu’« aucun pays n’est à l’abri » du terrorisme — citant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis —, il a conclu : « Les discussions se poursuivent. Nous devons nous mobiliser pour apporter des réponses régionales. »

AC/APA

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