Propulsé à la tête du Mali en juin 2021, après les balbutiements Bah N’Daw, consécutif à la chute d’IBK, le président Assimi Goïta se bat

Propulsé à la tête du Mali en juin 2021, après les balbutiements Bah N’Daw, consécutif à la chute d’IBK, le président Assimi Goïta se bat, cinq ans après, avec toute son énergie, dans un contexte extrêmement compliqué…

A l’image des tonneaux d’eaux versés dans la mer, ainsi s’aperçoivent les actions du président de la Transition de juin 2021 à ce mois de juin 2026.

En effet, même s’il serait trop prétentieux d’établir un bilan exhaustif des cinq ans que le Général d’Armée Assimi Goïta vient de passer à la tête du Mali, l’on peut relever quelques actions d’envergure.

Il s’agit du domaine sécuritaire et de la défense, où le chef de l’Etat semble avoir déployé des efforts inestimables, pour que le pays tienne encore sur les pieds. Tant l’outil de défense nationale était dans un état de déliquescence avancé. Alors que le péril terroriste était à deux doigts de faire péricliter l’Etat dans un chaos total… Il a donc fallu que le budget de l’Etat soit consacré à près de 30% à la guerre contre les groupes armés terroristes, avec une affectation de ressources conséquentes à l’équipement des troupes, à leur formation et surtout à l’acquisition d’un vecteur aérien robuste. Conséquence c’est la montée en puissance des FAMA avec ses nombreuses victoires dans les offensives contre les groupes armés terroristes dans diverses zones du vaste territoire national. Comment ces actions ayant englouti des milliards de nos francs peuvent-elles impacter le quotidien existentiel des Maliens sur le plan de leur mieux-être. Et c’est en cela que les efforts des hautes autorités apparaissent comme une forêt qui pousse sans aucun bruit, si ce n’est celui de l’existence du pays, en dépit des attaques terroristes faisant de nombreuses victimes…

En outre, au plan des efforts de développement socio-économiques, le pays a enregistré certains programmes spéciaux de constructions d’infrastructures.

 C’est le cas du programme présidentiel d’urgences hospitalières, en cours, et qui permet la construction et la rénovation d’hôpitaux et de centre de santé de référence dans les communes de Bamako et à l’intérieur du pays. Ce sont plusieurs milliards de nos francs qui font sortir de terre des véritables centres hospitaliers à la disposition de la population.

S’y ajoute le vaste programme de rénovations des infrastructures routières ; même si à ce niveau, certaines routes nationales peinent à avoir le financement sur budget propre, à hauteur des ambitions du chef de l’Etat.

L’on peut aussi citer les innovations de qualité dans le secteur minier, avec d’importantes ressources financières générées par les réformes ; sans oublier le secteur de la justice et les prouesses des services financiers de l’Etat, comme les Impôts et les douanes. Tout cela a permis à l’Etat de fonctionner, depuis cinq ans, sur ses ressources propres, sans aides budgétaires extérieures. Ce qui suscite l’admiration et les encouragements des institutions de Bretton Woods, pour cette grande capacité de résilience et d’atouts pour l’autofinancement de son développement et de sa politique de souveraineté.

En définitive, les progrès réalisés par la gouvernance de transition, sont évidents, mais discrets, du fait du contexte marqué par une crise multi- dimensionnelle sans précédent et des défis de taille. Ce qui n’empêche pas les fins observatrices avisés de dresser un bilan largement positif du pouvoir du Général d’Armée Assimi Goïta à la tête du pays. Sauf que les efforts du chef de l’Etat apparaissent plutôt ingrats, mais prometteurs pour l’avenir.

 Boubou SIDIBE/maliweb.net