Depuis la fin de sa mission, en 2010, en tant que Secrétaire exécutif du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), le Professeur Alhousseïni Bretaudeau n’a plus été appelé à occuper un poste de responsabilité au Mali. Un manque pour un pays à vocation agro-pastorale, alors même qu’il est courtisé par plusieurs institutions internationales de renom, dont l’Imperial College de Londres. JSTM vous propose un aperçu du riche parcours de cet agronome malien.
Né à Ménaka en 1954, le Pr Alhousseïni Bretaudeau est titulaire d’un doctorat de troisième cycle en sciences agronomiques, option phytotechnie, obtenu à l’Université des sciences et techniques du Languedoc (USTL) de Montpellier. À son retour au Mali, en 1984, il devient professeur titulaire d’agronomie-phytotechnie, de génétique et d’amélioration des plantes à l’Institut polytechnique rural de Katibougou (IPR).
En décembre 2000, à Lomé, il reçoit une médaille de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour la meilleure invention en agriculture et machinisme agricole, grâce à la mise au point d’une variété améliorée de sorgho résistante à la sécheresse.
Membre du Comité des experts de l’Agence universitaire de la Francophonie en 2005, il est également fondateur et responsable du laboratoire d’agro-physio-génétique et de biotechnologies végétales de l’IPR/IFRA de Katibougou. En 2007, puis en 2010, il est nommé Secrétaire exécutif du CILSS pour deux mandats successifs. Depuis son retour au pays, le professeur Bretaudeau enseigne à l’IPR.
Aujourd’hui, le Pr Bretaudeau intervient comme formateur pour l’Institut de recherche pour le développement (IRD), où il accompagne des doctorants dans l’élaboration de projets de recherche. Il œuvre également comme consultant pour plusieurs organisations, notamment la FAO, l’Imperial College de Londres, l’Agence pour l’environnement et le développement durable (AEDD) et la Fondation Konrad-Adenauer.
Grand officier de l’Ordre national du Mali, il a contribué à de nombreuses publications scientifiques. Parmi celles-ci, on peut citer “Faster Breeding of Bambara Groundnut: Mutational cum In-Vitro Approaches”, dans l’ouvrage “Breeding of Neglected and Under-Utilized Crops, Spices and Herbs”, ainsi que “Variabilité génétique des sorghos de décrue au Mali”, dans “La culture du sorgho de décrue en Afrique de l’Ouest et du Centre : situation actuelle et définition d’un plan d’action régional”.
Article écrit par Mamadou TOGOLA, et publié en juin 2018

