C’est un véritable « wanted » que l’Etat malien vient de lancer, avec des récompenses financières, pour mettre hors d’état de nuire des chefs terroristes.
Le Gouvernement de la Transition vient de mettre à prix de milliards F CFA la tête de plusieurs chefs terroristes, dont Iyad Ag Ghaly, Amadou Kouffa.
En effet, ce sont 7,5 milliards de nos francs que l’Etat malien met à disposition, pour la capture des individus aussi lugubres que sont les leaders terroristes, qui ne cessent d’endeuiller le Mali, depuis plusieurs années déjà. Il s’agit de mettre à prix, pour 2 milliards F CFA la tête d’Iyad Ag Ghaly, 1,5 milliard F CFA pour Amadou Kouffa, 1,5 milliard pour Abdoulaye Mahamadou Bokaye Diallo, 1,5 milliard pour la tête d’Algabass Ag Intallah, 500 millions F CFA pour la tête de Sédane Ag Hita; même montant pour Bilal Ag Acherif, etc.
C’est dans un flash spécial (preuve de l’importance du sujet) diffusé sur l’ORTM, le jeudi 4 juin dernier, que les hautes autorités maliennes ont annoncé cette décision de traque stratégique contre ces têtes de proue de l’hydre terroriste au Mali.
Il s’agit d’une décision hautement stratégique, qui traduit une sorte de paroxysme dans la lutte contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national.
Mais, il semble qu’étant donné que les terroristes bénéficient d’appuis multiformes de « sponsors étrangers », la mise à prix de la tête de leurs chefs devrait s’accompagner de mesures de pression sur les potentiels complices et comparses.
En effet, plusieurs sources font état de refuges et de protections dont ces grands criminels bénéficient. Cela doit donc inciter les autorités maliennes à édicter des mesures contraignantes, voire des annonces de représailles contre les potentiels Etats alliés de ces chefs terroristes. Car, en annonçant des récompenses pour la capture ou même la neutralisation de ces lugubres individus, l’Etat malien doit annoncer comme « crime contre l’humanité » toute action visant à empêcher la capture de ces ennemis de la paix au Mali. Cela renforcera davantage le zèle à livrer ces leaders terroristes ou à signaler leur éventuelle planque.
Car, comment maximiser les chances de mettre la main sur ces chefs terroristes ou les mettre hors d’état de nuire si l’Etat malien ne met pas aussi sur pied des mécanismes de lobbying et de dissuasion de leurs instigateurs ? Quel rôle l’Algérie, voire certains pays du Golfe jouent dans les mouvements de certains de ces terroristes ?
En outre, l’Etat malien ne dispose-t-il pas de moyens de pressions juridictionnels pour renforcer cette traque en direction de ces chefs du JNIM et leurs alliés du FLA ? Quid d’une saisine des mécanismes de l’Interpol, pour ficher ces criminels au niveau des principaux aéroports des pays susceptibles de les héberger ? Il s’agit là des pistes à explorer, tout en suscitant l’entraide internationale des organisations de protection des droits humains, pour mettre la main sur ces criminels. Car, quand il s’est agi pour les USA de rechercher Saddam Hussain, Ben Laden, les USA ont sollicité une coopération internationale tous azimuts, pour …parvenir à ses fins ! Un bruyant plaidoyer du Mali devant les instances internationales doit s’enclencher, pour convaincre le monde sur les capacités de nuisances et les énormes dégâts causés par ces chefs terroristes.
Boubou SIDIBE/maliweb.net

