Dans un édito pour le moins virulent, le journaliste malien Chiaka Doumbia ne voit de raison de parler de ” souveraineté retrouvée” dans un pays en proie à plusieurs crises qu’on peine à éradiquer.

Dans son édito intitulé ” Entre Nous : De quelle souveraineté retrouvée ? ”  publié ce mercredi 12 janvier dans les colonnes du journal Le Challenger, le journaliste se pose des interrogations.

Extrait:

Une équipe de transition qui n’arrive pas à exercer son autorité sur les 2/3 du territoire national, livré à des groupes armés radicaux se substituant à l’Etat ne saurait évoquer une souveraineté retrouvée. Une équipe de transition qui achète à prix d’or les services « d’instructeurs russes » dans sa reconquête du territoire ne saurait célébrer une souveraineté retrouvée.

Une équipe de transition qui se dispute avec des groupes armés du monopole de la violence armée ne saurait instaurer le 14 janvier, journée la souveraineté retrouvée. Une équipe de transition qui ne peut pas donner le nombre des zones reprises des mains des groupes armés radicaux après deux (2) ans d’exercice du pouvoir d’Etat ne saurait  se réjouir d’une souveraineté retrouvée.

Une équipe de transition qui perd de plus en plus le contrôle de son territoire ne saurait se réjouir d’une souveraineté retrouvée. Une équipe de transition qui assiste impuissamment au déplacement massif des populations ou au vol de leurs biens ne saurait se réjouir  d’une souveraineté retrouvée. Une équipe de transition qui compte des centaines d’écoles fermées du fait des groupes armés radicaux ne saurait se réjouir d’une souveraineté retrouvée.

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