Du mercredi 3 juin au samedi 6 juin 2026, Bamako a été hôte des plumes, voix et audiovisuels d’Afrique, à travers la tenue des travaux du 1er forum panafricain des médias(FOPAME).

Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, cette rencontre de haut niveau était porté par le slogan : Unir les voix, renforcer les liens entre médias d’Afrique.  Ce Forum a rassemblé des acteurs médiatiques d’une vingtaine pays africains. Le  pays invité d’honneur était le Royaume du Maroc. Le Fopame s’inscrit dans le cadre logique de la mouvance  de la semaine nationale de la liberté de presse. Durant 4 jours, le Fopame s’est défini comme un évènement majeur capable d’offrir aux professionnels des médias et de la communication, ainsi que les pouvoirs publics, un cadre institutionnel de dialogue, de réflexion stratégique, de mise en réseau et de renforcement des capacités, sera  articulé autour des panels et de tables rondes sur des thématiques d’intérêt commun pour le secteur. Le rendez-vous de  Bamako découle de certains faits justifiés. En effet, dans un contexte de guerre informationnelle, où les médias des pays à l’occurrence de l’AES, sont confrontés à de graves difficultés communicationnelles, il était nécessaire que les acteurs de la presse se rencontrent pour dialoguer vrai. De nos jours, il urge de démocratiser le débat,  de réunir tous les acteurs autour d’une même table pour échanger sur les différentes conceptions et lecteurs de la question de liberté de la presse, et surtout du droit du citoyen à une information juste,  vérifiée et indépendante. Dans cette dynamique, il demeure important de laisser la parole libre et de garantir le metier de Journalisme. Cela, dans un environnement où le secteur des Médias  connaît énormément de bouleversements : médias traditionnels et classiques ont beaucoup changé avec l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les acteurs des médias doivent suivre cette évolution afin de s’adapter aux réalités et pouvoir répondre aux besoins de leur  rédaction et entreprises. Au niveau continental, il faudrait qu’on puisse se donner la main pour faire convergence autour d’une synergie d’actions en vue de combler les attentes communicationnelles. En Afrique, les médias sont nombreux, mais dispersés, et n’arrivent pas à être efficaces  et défendre le narratif qui vient du continent. Le présent forum vient donc à point nommé afin de poser les jalons de ce qui avait fait la fierté du  Mali  et du continent noir. L’heure est à la réactivation du festival Ondes et Libertés au service du panafricanisme. C’est pourquoi, le premier Fopame s’est déroulé au pas de charge.   Une conférence inaugurale du forum a animée par un certain Martin FAYE sur les : « Médias africains à l’ère du numérique : indépendance, innovation et souveraineté narrative ». Des panels et des sous-thèmes ont été présentés par d’éminents experts. Au terme des travaux, les participants ont formulé des recommandations.

HENRIE SAM TRAORÉ